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Portrait de femme

Portrait de femme par Campigli
©Franck Boucourt / Musée Henri Boëz ©Adagp, Paris, 2022

La Joconde à la mode étrusque ?

Massimo CAMPIGLI (1895 – 1971)
Portrait de femme
1948
Huile sur toile
55 x 38 cm
Maubeuge, Musée Henri Boëz

Massimo Campigli est un artiste italien dont les peintures reposent sur une quête de symétrie qui confine à la géométrie. Ses inspirations se trouvent ainsi dans les arts étrusques qui, comme ici, offrent une place importante au décoratif et créent des visages hiératiques et légèrement souriants.

Ici, l’arrière-plan est réalisé dans un camaïeu de roses, traçant des motifs géométriques. Le modèle se tient droit, son visage est lisse, composé autour d’un nez et d’yeux particulièrement marqués et d’une petite bouche légèrement souriante, le regard porté au loin. Il serait difficile d’identifier la femme ayant servi de modèle à l’artiste.

Cette peinture se rapproche d’un courant stylistique et de pensée qui s’appelle le « primitivisme. » Déjà mis en œuvre par les avant-gardes, au début du XXe siècle, il s’agit d’un courant qui poussent les artistes à regarder les œuvres du passé, celles d’autres civilisations ou d’avant la Renaissance, pour s’en inspirer et créer à leur tour. L’objectif est alors de renouveler l’art en se tournant vers des formes « originelles », bien souvent simples voire géométriques.

Portrait de femme par Campigli
©Franck Boucourt / Musée Henri Boëz ©Adagp, Paris, 2022